Le Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence accueille en 2017 et 2018 l’Orchestre de chambre de Paris. Rencontre avec Dominique Bluzet, un directeur de théâtre heureux.

Rappelez-nous les origines du Grand Théâtre de Provence…

Il y a quelques années, j’ai pris la direction des théâtres du Gymnase puis du Jeu de Paume à Marseille et, depuis 2007, du Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence. Un projet lyrique qui devait voir le jour fut abandonné. Les responsables politiques choisirent alors de confier les moyens de diffusion et de production à un entrepreneur culturel capable de fédérer les trois structures.

Le Grand Théâtre de Provence, qui couvre aujourd’hui le domaine de la musique classique et de la danse, a pris toute sa place dans le paysage culturel français. Grâce au très important mécénat du groupe Crédit Mutuel-CIC, nous avons créé, en 2013, le Festival de Pâques à Aix-en-Provence. Le Grand Théâtre a acquis une dimension européenne et adapte ses espaces aux désirs des artistes.

Comment cela ?

Nous ne pensons pas uniquement en termes de capacité de recettes, mais aussi en fonction des projets artistiques. Un artiste de notoriété internationale se produira dans une petite salle s’il estime que la qualité de son travail en bénéficiera.

Quelles sont les formations que vous accueillez au Grand Théâtre ?

Outre l’Orchestre philharmonique du Pays d’Aix, nous accueillons aussi en résidence, la Chambre philharmonique d’Emmanuel Krivine et l’ensemble sur instruments anciens Café Zimmermann. Nous avons aussi des partenariats avec l’Insula Orchestra de Laurence Equilbey, Les Siècles de François-Xavier Roth et l’Orchestre de chambre de Paris. Ce sont des partenariats « affectifs » et sur le long terme !

L’Orchestre de chambre de Paris se produit à deux reprises au Grand Théâtre…

Notre complicité avec l’orchestre illustre parfaitement notre démarche artistique. François-Frédéric Guy souhaitait diriger du piano des concertos pour piano de Beethoven. L’orchestre nous est apparu comme le partenaire idéal du projet. Même chose pour Gautier Capuçon. Le plus important est que nos rencontres partent toujours d’un désir artistique profond.

Propos recueillis par Stéphane Friederich

 

 Vendredi 9 mars à 20 H 30 au Grand Théâtre de Provence avec Adrien Perruchon (direction), Gautier Capuçon (violoncelle) et Benoît Grenet (violoncelle)