Après l’opus 1 de sa carte blanche le 4 octobre 2018, François-Frédéric Guy, artiste associé de l’Orchestre de chambre de Paris, le retrouve le 24 avril au Théâtre des Champs-Élysées dans un second opus Brahms / Mozart et le 23 mars à la salle Cortot pour un concert de musique de chambre.

Aucun défi ne semble l’intimider. Il est vrai qu’après tant d’intégrales des sonates ou des concertos pour piano du maître de Bonn données dans la même journée, le pianiste français n’a plus à démontrer son extraordinaire force mentale ni son endurance pianistique. Au-delà du tour de force, que permet une maîtrise instrumentale sans faille, ces aventures musicales illustrent la passion que François-Frédéric Guy éprouve pour son art et la musique. Lui qui a collaboré avec des baguettes prestigieuses, celles de Wolfgang Sawallisch, Leon Fleisher ou Bernard Haitink, pour ne citer que quelques-uns des maîtres de la musique romantique, passe de plus en plus fréquemment « de l’autre côté de la barrière », déployant comme chef cette intensité, ce sens architectural et cet amour des couleurs qu’il trouve sur son cher clavier. Le 4 octobre 2018, il se lance dans une nouvelle aventure insensée : jouer et diriger lors du même concert le Concerto n° 23 de Mozart et le Concerto n° 2 de Brahms. Excusez du peu.