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Un Homme qui marche

du lundi 12 septembre 2022 au vendredi 18 novembre 2022

Centre Pénitentiaire de Meaux-Chauconin

Les artistes

  • Héloise Serazin : conception, mise en scène, costumes
  • personnes détenues : rôle du Soldat
  • Loïc Félix : chanteur
  • Glenn Marausse : comédien
  • Marc Hajjar : chef d'orchestre
  • 7 musiciens de l'Orchestre de chambre de Paris
  • Clara Brenier : cheffe de chœur
  • Céline Caussimon : autrice
  • Léa Jézéquel : scénographe

Un spectacle conçu et mis en scène par Héloïse Sérazin, d’après L’Histoire du Soldat de Stravinsky, réunissant sur scène des personnes détenues et des artistes professionnels.

Du 13 septembre au 10 novembre, les détenus s’attellent à l’écriture des textes et l’apprentissage des chants qu’ils interprèteront sur scène aux côtés des artistes.

De la cellule à la scène… Entre l’Orchestre de chambre de Paris et le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin, c’est une longue histoire de collaboration artistique, avec comme ligne de mire la future réinsertion. A travers des créations musicales et théâtrales singulières, mêlant slam et quatuor à cordes, hip-hop, boxe et chant lyrique, musique électro et Schubert, il a été question de casser les préjugés, d’interroger le thème de la violence, puis celui du temps qui passe.

Le spectacle qui est présenté cette saison à l’Athénée explore cette fois le rapport de l’homme à l’argent. La metteuse en scène Héloïse Sérazin interroge l’impact de l’argent sur nos vies, au moyen de réflexions, témoignages, recherches corporelles, chorégraphiques, théâtrales, vocales et plastiques. Son Homme qui marche est une version revisitée de L’Histoire du soldat de Stravinski, elle-même inspirée d’un conte populaire russe à l’esprit faustien, qui suit le parcours d’un soldat ruiné et anéanti après un pacte avec le diable.

Dix personnes détenues incarneront sur scène le Soldat, tour à tour comme un seul corps ou comme un corps divisé, entourés d’un comédien et d’un chanteur professionnels, et de sept musiciens de l’Orchestre de chambre de Paris placés sous la direction de Marc Hajjar. Les textes écrits par les personnes détenues dialoguent avec ceux de Ramuz et de Cocteau, et donnent au spectacle un ancrage contemporain, tandis que leurs voix se prêtent aux mélodies grinçantes de Kurt Weill qui viennent ponctuer la narration.

Avec le soutien du Ministère de la culture – Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, de la Fondation d’entreprise La Poste, de la Fondation Meyer et de la Fondation Humanités, Digital et Numérique.